Les allergies saisonnières

Le printemps et le redoux sont de retour. Et comme la nature a horreur du vide, ils sont accompagnés de conseils santé divers (cf article n°1), de papillons et divers volatiles en tous genres (poussières, pollens) favorisant éternuements, écoulements de mucosités, démangeaisons, rougeurs, gonflement de paupières… Alors comment profiter de toutes ces odeurs printanières sans hyper-réagir ?

Allergie vraie ou intolérance ?

 L’intestin grêle est en prise directe avec l’extérieur (par le biais de la nourriture) et donc avec les bactéries, virus et autres toxiques présents dans son contenu. L’intestin est un organe clef de l’immunité (il produit 80 % des cellules immunitaires de tout l’organisme). Ce système de défense est en alerte 24 h sur 24 pour protéger les lieux de substances étrangères. Mais cet avantage a aussi un inconvénient : le système peut réagir de façon exagérée, violente ou inappropriée : c’est l’allergie classique de type 1 avec réaction inflammatoire voire choc allergique grave. Mais il existe plusieurs type d’allergies : la naturopathie est particulièrement intéressante dans le cas d’allergie de type 3 ( hypersensibilité alimentaire, intolérance) dont les signes peuvent faire penser à l’allergie de type 1.

Le contexte d’immuno-nutrition est alors très important à prendre en compte.

Rééquilibrer votre terrain pour diminuer les allergies

L’idéal est de prévenir l’allergie et donc de se préparer dès l’automne pour renforcer l’immunité jusqu’au printemps suivant. Globalement pendant 3 mois novembre, décembre, janvier être attentif à :

  • l’apport en oméga 3 : huiles de colza, noix, lin et petits poissons gras type sardines maquereaux ;
  • l’apport en vitamine D ;
  • le bien-être du foie par une diète de 3 semaines (cf article n°1) ;
  • la prise de probiotiques naturels (produits lacto-fermetés) pour renforcer le microbiote (flore intestinale) présent dans l’intestin.

Enfin, certains aliments sont histamino-libérateurs. La diminution des symptômes allergiques est possible s’il y a éviction de certains aliments ou diminution de la dose :

  • fromages fermentés : emmental, parmesan, roquefort ;
  • charcuterie ;
  • blanc d’oeuf ;
  • poissons : thon, poissons séchés, fumés, harengs anchois ;
  • légumes : tomates, épinards, choux ;
  • fruits : banane, fraise, agrumes, ananas, papaye, mangue ;
  • chocolat ;
  • alcool : bières, vins, cidres.

​Mon clin d’oeil naturo

Le stress et l’allergie :Si le stress n’est pas à l’origine des allergies, il peut en aggraver les crises. Le magnésium  joue un rôle important dans sa gestion. Il le réduit en empêchant la montée du cortisol, « l’hormone du stress ». Des travaux montrent que le manque de magnésium augmente de façon très significative la vulnérabilité au stress. Dans le cas de l’allergie, des études indiquent que lorsque les niveaux de magnésium diminuent, l’incidence des crises allergiques augmente. Il est donc très important de vérifier, en cas d’allergie, que l’on a des apports suffisants en magnésium…Source : Revue Nature sciences et santé

Katia Leouffre Naturopathe

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